On dira que je suis toi 4 /5
Une critique de Victoire
Elena et Juliette sont meilleures amies. Elles terminent leur année de première dans le même lycée. Elles se ressemblent physiquement mais pas du tout niveau caractère : Elena a de l’assurance et n’hésite pas à dire tout haut ce qu’elle pense quand Juliette est plus introvertie. Elena aime porter de jolis vêtements bien ajustés et Juliette préfère se cacher dans ses vieux jeans et ses sweats à capuche. Elena est en rébellion contre ses parents, elle leur reproche de ne penser qu’à leur carrière et à l’argent, elle se sent délaissée. Sa dernière provocation pour amener ses parents à s’intéresser à elle lui vaut une inscription dans un internat privé en Suisse pour la rentrée de septembre. Juliette affronte, quant à elle, la dépression de sa maman qui doit partir quelques mois se soigner. Juliette n’a d’autre choix que d’aller vivre en Bretagne avec son père qui ne lui a pas donné de nouvelles depuis six ans. Les perspectives de la rentrée de septembre contrarient Elena et Juliette. Elena propose alors à Juliette une idée folle : prendre la place l’une de l’autre. « On dira que je suis toi ».
Difficile de lâcher la lecture de ce roman ! Les narratrices, Elena et Juliette, alternent d’un chapitre à l’autre. Chacune nous partage son changement de vie, dans le positif comme dans le négatif. Les deux amies se confrontent à la réalité de l’autre : famille, amis, études… On rêve tous de changer de vie parfois, on envie la situation de l’autre. Elena et Juliette ont pris une décision sur un coup de tête sans envisager les conséquences de leurs actes. Peut-on construire des liens dans le mensonge ? J’ai adoré cette histoire qui se lit comme un roman d’aventures, avec des rebondissements, des surprises. C’est une lecture facile, légère en apparence mais qui fait réfléchir sur la nécessité d’affronter ses problèmes plutôt que de les fuir. A conseiller à partir de 13 ans.
Lily-Belle de Chollet, Nathan, 363 pages, 15,95 euros.