Nous lui avons posé des questions sur ce roman mais aussi sur son métier.
Sur Silent Boy :
- Est-ce que l’histoire est tirée de faits réels ?
Il m’a dit que non car sinon il ne réfléchirait pas et qu’il n’aurait qu’à recopier l’histoire.
- Pourquoi choisir un personnage comme Anton qui ne veut pas dire ce qu’il pense au fond de lui ?
Pour l’auteur, ce serait trop facile de dire que tout le monde se défend mais dans la vraie vie ce n’est pas le cas. La plupart des gens sont des suiveurs et ça aurait été trop facile et trop rapide pour le roman.
- Est ce que le but était de nous faire croire que Clara était Mortalkiss ?
Oui il avait l’idée mais c’était impossible qu’Anton et Mortalkiss se retrouvent comme par hasard dans le même lycée !
- Pourquoi Silent boy comme nom pour Anton ?
Il cherchait un pseudo qui est très stéréotypé, qui montre que les garçons c’est « chut » et que les filles c’est « blabla ».
- Avez-vous déjà essayé d’aider une personne dans la même situation que Nathan ?
Il m’a dit qu’il n’avait pas vraiment « aidé » une personne dans la même situation que Nathan mais qu’il était dejà intervenu dans une classe dans laquelle un garçon s’était suicidé pour les mêmes raisons que Nathan.
- Est-ce que cette histoire est inspirée de ton expérience de lycéen/collégien ?
« Non,je n’étais pas du tout comme ça au lycée, mais c’est inspiré des histoires des adolescents que j’ai rencontrés. »
- Si tu t’étais trouvé dans la situation d’Anton qu’aurait tu fais ? Et à la place de Nathan ?
« Je pense que je serais comme Anton, un suiveur. Et à la place de Nathan je me serais renfermé. »
- Les stéréotypes, le harcèlement, l’homosexualité, ce sont des thématiques importantes pour vous ?
Non, il ne cherche pas à écrire spécifiquement sur ses thématiques.
J’ai cherché à savoir si les personnages existaient vraiment, Gaël a répondu que non, mais que Hameza venait d’une personne réelle.
- Est-ce que vous avez aimé écrire ce livre ?
Oui il a aimé car ça lui est venu facilement et c’était court.
- Combien de temps avez vous pris pour écrire Silent boy ?
Il m ‘a dit que oui il avait pris du temps. Il rencontre aussi beaucoup de classes donc il ne peut pas écrire en une seule fois et qu’il faut 2 à 5 mois pour écrire cette forme de livre.
- Est-ce que Silent boy a été traduit dans d’autres langues ? Pour quels pays ?
Il m’a dit que non. Il a dit : « je ne crois pas mais je ne sais pas tout ».
- Est-ce qu’il va y avoir un film ou une série adapté de Silent Boy ?
C’est l’éditeur qui décide mais il serait d’accord.
Sur son métier d’écrivain :
- Est-ce que vous rencontrez régulièrement des jeunes pour discuter de vos livres ?
Oui il voit plus de cent classes par an !
- Est-ce que à notre âge, vous aviez déjà envie de devenir écrivain ?
Non il n’aimait pas du tout lire au collège puis un jour il s’est lancé !
Avez-vous besoin de rencontrer de nouvelles personnes, de parler, de sortir, de vous promener pour trouver de l’inspiration pour vos livres ?
Il m’a dit qu’il ne reste pas tout le temps sur son ordinateur enfermé chez lui. Oui, parler, se promener, sortir, l’aident à trouver de l’inspiration pour ses livres.
Fais-tu des rencontres ou des meetup ?
« Non,je ne fais pas de rencontres ou meetup mis à part au collège ou lycée. Mais il y a des rencontres aux salons du livre. »
Aimerais-tu avoir des fans ?
« Non, je n’aimerais pas avoir des fans qui m’idolâtrent ou qui pleurent quand ils me voient, ça me mettrait même mal à l’aise et puis, si ce sont des jeunes je ne me sentirais pas très bien car ça fait un peu gourou d’une secte. »
- Où habitez-vous ?
Il m’a dit qu’il habitait en banlieue parisienne à Pantin dans le 93 .
- Combien de livres avez-vous écrits ?
Il a écrit 45 livres.
- Vous trouvez que l’IA est une menace pour les écrivains ?
Gaël Aymon trouve que l’IA nous rend bêtes et nous fait arrêter d’apprendre. Il m’a donné l’exemple de la natation : Un robot peut faire mes 6km hebdomadaires de natation à ma place mais dans ce cas est-ce que je fais du bien à mon corps ? C’est la même chose avec notre cerveau.
Ce que nous avons pensé de la rencontre avec Gaël Aymon :
Ce moment était bien, on le comprenait bien et il était gentil. On a appris comment était fait un livre. L’auteur a pris le temps de répondre à nos questions, c’était un moment agréable.
La rencontre avec Gaël Aymon s’est très bien passé. Je l’ai trouvé très gentil et bienveillant. Il nous a parlé de son quotidien d’auteur avec ses nombreux voyages en train. Ça se voit qu’il a l’habitude de travailler et d’échanger avec les jeunes. Cette rencontre était vraiment géniale, tout comme son livre. Merci beaucoup à lui de nous avoir accordés de son temps.
Pour moi la rencontre s’est très bien passée. Je trouve que Gaël Aymon nous a bien expliqué comment ça se passe dans son travail et dans son quotidien d’écrivain. Et il a pris du temps pour répondre à nos questions.
J’ai bien aimé la rencontre avec Gaël Aymon, c’était très intéressant. On lui a posé beaucoup de questions au niveau de son travail et ce qu’il fait en dehors de son travail. On a parlé des livres qu’il a écrits, du temps nécessaire pour écrire des inspirations qu’il a eues… A la fin il nous a lut un petit extrait d’un de ses romans et il nous a signé la porte et dédicacés deux livres.
J’ai trouvé ça cool ! Il était très gentil. On a parlé de ses livres. C’était le premier écrivain que je rencontrais et j’ai beaucoup aimé cette rencontre.
C’était intéressant de rencontrer un auteur. J’ai bien aimé et il m’a donné envie de lire d’autres livres à lui comme Oublier Camille et Mon Âme frère .
Nous avons appris plein de choses : comment on publie un livre, comment on l’illustre. J’ai trouvé ça très bien.
Quand il parlait, j’avais l’impression qu’il nous racontait une histoire.











