Une critique de Caroline

Le temps des mots à voix basse ****

temps_des_mots_voix_basse_COUV_new_RVB-270x400
temps_des_mots_voix_basse_COUV_new_RVB-270x400

Une critique de Caroline

La narrateur et Oskar sont amis depuis la naissance et inséparables. Comme ils disent, ils veulent faire les 400 coups ! Leurs pères se connaissent aussi depuis longtemps et partagent le goût de la poésie. Les deux jeunes garçons ont leurs rituels comme faire un détour à la sortie de l’école jusqu’à l’épicerie que tient le père du narrateur. Ils mènent une vie heureuse, pleine d’insouciance. Mais un matin tout bascule : Oskar est relégué au fond de la classe par l’instituteur sans comprendre pourquoi et son père perd son travail. Les adultes semblent soudain plus graves. L’amitié qui unit les pères comme les enfants devient dangereuse…

« Dis-moi franchement ce qui est plus lâche en fin de compte : ne pas tenter de porter secours à son ami ou, en le faisant, mettre en danger sa propre femme et ses enfants à qui on a juré protection ? »

J’ai tout de suite accroché à l’histoire. Le narrateur utilise la première personne du singulier et nous emporte. Ce livre est très facile à lire. Dès le début, le lecteur comprend que rien ne séparera l’amitié du côté des pères comme du côté des enfants. A travers les yeux du jeune narrateur, on assiste aux lourdes conséquences de l’ascension d’Hitler en Allemagne. Ce court roman historique permet de comprendre ce qu’ont vécu les allemands et l’impact direct sur le quotidien d’êtres humains confrontés à un régime totalitaire. C’est un roman bouleversant, simple et fort.

A conseiller dès 13 ans.

Anne-lise Grobéty, La Joie de lire, 60 pages, 9,90 euros