Une critique de Nicolas

VORACE ***

Une critique de Nicolas

Vorace
Vorace

C’est une histoire fantastique qui fait frémir. Tout commence avec Léo, le personnage principal et son chien Tchekhov. Léo est un sans-abri, il fait la manche, vole et fume du cannabis. Il a d’ailleurs sa plantation dans le coin d’un cimetière à côté de la tombe de Georges Méliès. La vie de Léo, c’est son chien il ne l’a jamais quitté d’un pouce depuis qu’il est né. Des événements étranges surviennent dans la capitale. Les rats et les souris disparaissent de plus en plus et leur nombre descend en flèche. Tout le monde trouve ça bizarre cette subite extinction de l’espèce. Quand Léo passe par hasard devant une animalerie appelée « Poils et Plumes », il assiste à un spectacle glaçant : il voit les animaux disparaître les uns après les autres. A la fin, il ne reste qu’un labrador renfermé sur lui-même, terrorisé. Léo voit apparaître une masse blanchâtre avec une gueule et trois mâchoires qui aspire le chien d’un seul coup. Et Léo semble être le seul humain capable de voir la « bête »…

« Ce qu’elle a dévoré en premier, personne ne le sait. »

Ce roman assez noir s’adresse à un public qui apprécie les univers un peu apocalyptiques. Les réapparitions de la « bête » entraînent certes des répétitions mais apportent aussi un aspect inéluctable et redoutable aux tragédies à venir. Chaque chapitre s’ouvre sur un rapport scientifique des derniers événements puis le lecteur rejoint Léo dans sa vie. L’intrigue est intéressante et facile à comprendre. Dans cette histoire on se met dans la peau d’un jeune homme qui vit un drame, une véritable histoire de science-fiction. C’est aussi l’histoire d’un marginal qui rencontre une jeune fille un peu comme lui. Leur amour est le seul espoir dans une fin du monde annoncée.

Je le conseille aux adolescents à partir de 12-13 ans.

Guillaume Guéraud, Rouergue, 158 pages, 12,50euros.

Voir en ligne : Sur le site du Télégramme