Vendredi 31 mars, Romain et Paul ont accueilli Armel Le Cléac’h à Saint-Pol de Léon. Voici leur discours et des photos de ce joli moment de partage.

Rencontre avec Armel Le Cleach

Romain : Pendant trois mois, nous avons suivi au collège la course du Vendée Globe. Après les vacances de La Toussaint, nous avons accroché dans le couloir du collège tous les portraits des concurrents, des bateaux et une grande carte qui nous permettait de suivre l’avancée de chaque skipper.

Paul :Chacun de nous était responsable du suivi d’un skipper. J’avais choisi de suivre Kojiro Shirhishi parce que c’était sa première participation et parce que c’était le seul japonais. Et puis Maël et Sofiane se disputaient pour suivre Armel parce qu’ils étaient persuadés qu’Armel gagnerait. Chaque jour, on allait sur le site officiel du Vendée globe, on regardait les petites vidéos et on affichait dans le couloir le top 5, la situation des skippers, les abandons…

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Romain : L’aventure, affronter seul les éléments, voir que rien n’est gagné d’avance, qu’il faut affronter des tempêtes, des OFNI, tout cela nous a plu, nous a fait rêver, nous a fait voyager. Nous avons pu vivre l’aventure et découvrir le monde alors qu’on est à l’hôpital.

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Paul :Quand nos skippers favoris étaient obligés d’abandonner ou étaient en difficulté, on se taquinait dans la cour de récré. On parlait Imoca, foc, spi, avarie et pot au noir ! Je me rappelle quand Tanguy de Lamotte a abandonné, Maël était super déçu car il le suivait. On a aussi créé un bateau virtuel pour participer à la course du Virtual Regatta. Notre bateau s’appelait Team Skol Perha et on est arrivé dans les 40000 èmes. Heureusement qu’on avait l’option des voiles automatiques. Je me rappelle aussi qu’on a lu une interview de vous dans le journal un jour, une actu en novembre. C’est là que j’ai réalisé qu’il y avait du danger partout dans cette aventure et que les skippers dormaient très peu.

Romain : Travailler sur cette course, c’était un fil conducteur dans les matières. En français, on lisait les nouvelles sur internet et dans la presse et on tenait informé les autres patients. En maths, on a appris à calculer des nœuds, des milles marins. Je me rappelle d’un exercice où on devait calculer le temps de la course d’Armel et de combien de temps il avait battu le précédent record. Le résultat c’est qu’Armel a battu François Gabart de 3 jours, 22 heures, 40 minutes et 54 secondes. En Histoire/géo, on a tracé le trajet sur une carte, marqué les différents pays traversés et identifié les zones dangereuses.

Paul :On a aussi reçu au collège un météorologue qui nous a parlé de l’importance des vents, de la formation des vagues, des courants pour qu’on comprenne ce qui se passait pour un voilier dans le pot au noir ou dans les 40es rugissants. Suivre cette course à l’école, c’est une façon sympa d’apprendre et de voyager !

Romain :Nous étions tous contents et fiers que ce soit vous qui gagnez cette édition du Vendée Globe. Vous rencontrer aujourd’hui, c’est la Cerise sur le Bateau !